Du pouvoir dans la modernité et la postmodernité

« Prendre le pouvoir comme fil conducteur d’une enquête sur la modernité, tel est l’angle choisi par Javier Barraycoa. Et cet angle se révèle fécond. Il permet en effet de mettre en évidence divers paradoxes de la modernité morale et politique. »(Thibaud Collin)

Aux frontières de la sociologie et de la philosophie politique, un décorticage critique de la conception moderne du pouvoir, née du rejet de l’autorité et de la contrainte extérieure. Tout en revendiquant sa propre liberté, l’individu est prêt à l’aliéner pour permette la cohabitation des individualismes. Toute la modernité vit sur cette tension entre liberté individuelle et maintien d’une vie sociale dans laquelle le pouvoir est vécu comme un mal nécessaire.

Avec l’avènement de la modernité finissante, on assiste dans le même temps à la mort du politique et à sa transformation. Le pouvoir devient complexe, multiforme et derrière ses institutions visibles se cache l’action des lobbies. Face à cette « neutralisation » de l’État et au désenchantement généralisé, la tentation est grande de s’insérer à son tour dans le système pour y constituer un lobby réformiste. Mais ce serait illusion tant le préalable à toute restauration de l’ordre politique est précisément de sortir du carcan intellectuel constitué par l’obligation quasi totalitaire de rallier la logique moderne des jeux de pouvoir.


L'auteur

Javier Barraycoa, né en 1963, est professeur de sociologie à l’Université de Barcelone et docteur en philosophie. Il est l’auteur de Mitos de la modernidad (2004) et El trabajador inutil (1999) ainsi que de différents articles de sociologie ou de philosophie politique.

Thibaud Collin est agrégé de philosophie et collabore à la revue Liberté politique.

ISBN 978-2-915844-03-0 EAN 9782915844030

Prix 17 euros T.T.C. 157 pages

Mise en vente février 2006