La Liturgie et son ennemie


Revue de presse
P. Vallin

L’ouvrage est rédigé avec talent, et la traduction semble bonne. L’Auteur, blessé par les réformes liturgiques depuis Pie XII, a cherché les arguments qui permettraient d’opposer une critique sensée aux arguments des acteurs du mouvement liturgique dans sa forme récente. Ceux-ci peuvent d’ailleurs être accordés à des réflexions de l’auteur, ainsi d’une remarque assez pertinente sur l’agenouillement. L’essentiel paraît être l’idée que la liturgie ne peut fonctionner que si les participants ont le sentiment d’avoir affaire à une forme qui ne peut plus bouger, qui s’est fixée à une date lointaine dans le passé, quoi qu’il en soit du temps que cela a pris, selon les études des spécialistes. De ces données devenues énigmatiques, il n’y a plus alors qu’à commenter le sens, en faisant jouer son imagination religieuse. Sous cet aspect, l’ouvrage est éclairant quant à la compréhension de bien des résistances. [...]

(Recherches de Science religieuse, juillet-septembre 2008)

L’Homme nouveau

Dossier « La réforme liturgique en question », rencontre entre Martin Mosebach et Gérard Leclerc.

(L’Homme nouveau, 3 février 2007, pages 9 à 12)

Jean Madiran

Le livre passionnant de Martin Mosebach.

(Présent, 25 août 2005)

Denis Crouan

Le livre de Martin Mosebach pose de bonnes questions et ne cache pas l’état désastreux de la liturgie telle qu’elle se présente dans la quasi totalité des paroisses où, du reste, elle a disparu pour être remplacée par des schémas liturgiques adaptables à la fantaisie des célébrants et de leurs « insupportables » équipes liturgiques.

(Pro liturgia, juillet 2005)

Gérard Leclerc

"Mais j’ai reçu un autre livre que je n’ai pu lâcher : La liturgie et son ennemie, sous titre : L’hérésie de l’informe. Son auteur, un romancier allemand, Martin Mosebach défend et illustre ce qu’on pourrait appeler un point de vue traditionaliste sur la liturgie qui éveille en moi de réels sentiments de connivence. Je trouve cela intelligent, redoutable souvent par l’acuité de l’observation, l’incontestable savoir vraiment intégré, et aussi une sensibilité liturgique imparable. [...] Ayant terminé le « Mosebach », je demeure sous le charme d’un tel plaidoyer pour l’ancienne liturgie. Jamais un texte ne m’avait autant touché au point de me convaincre, ou presque. Du moins en suis-je sorti persuadé qu’il y avait une vérité incontestable de ce côté là, que l’on ferait bien de prendre en considération, plutôt que de la moquer ou de la refouler avec mépris. Si je me fie à mes propres souvenirs, il me semble que je n’ai jamais contesté les principes d’une réforme liturgique - ceux définis dans la constitution conciliaire - mais que j’ai quand même accusé le coup en observant ici ou là la brusque déperdition de sens, de beauté, de patrimoine dans les messes où j’assistais. Fort heureusement, il me semble que les choses ont changé et que l’on considère autrement - sous l’effet de diverses influences - la célébration de l’eucharistie et des offices. Je n’ai jamais bien compris la résistance absolue des tenants de l’ancienne messe, car si j’admettais certains arguments je concevais moins le refus pur et simple de la liturgie post-conciliaire. Je crois comprendre un peu mieux avec Martin Mosebach, mais il a pour lui de pouvoir mettre en tension « la tradition » avec ce qu’il y a d’effrayant dans la tabula rasa et une mentalité « éclairée », d’autant plus prétentieuse qu’elle est persuadée d’éradiquer l’obscurantisme."

(Journal de Gérard Leclerc, juin 2005)

Falk van Gaver

"Dans un livre très talentueux, Mosebach s’exprime de manière fermement critique et concrète sur la liturgie moderne, en défendant avec passion et raison le vieux rite latin."

(La Nef, septembre 2005)

Una Voce

"Voici un ouvrage que tout catholique qui s’intéresse quelque peu à la liturgie doit avoir lu. Il est facile d’accès et au fil des chapitres, son titre La Liturgie et son ennemie. L’hérésie de l’informe devient très clair."

(juillet-août 2005)

Abbé Grégoire Célier

"A propos de la messe, je voudrais vous recommander un ouvrage que j’ai découvert presque par hasard, et qui m’a enthousiasmé : La Liturgie et son ennemie, de Martin Mosebach. L’auteur est un romancier allemand contemporain qui, dans un style qui rappelle un peu celui de Chesterton, propose une belle et convaincante apologie de la liturgie traditionnelle. Lisez ce livre et faites-le lire, vous en tirerez de grands fruits pour votre âme."



Catholica

"Il faut souhaiter qu’il ne passe pas inaperçu. Son auteur, très connu en Allemagne où il a été souvent primé, y développe une série de réflexions sur la décomposition liturgique, franches, souvent acérées, discutables parfois - l’auteur ne prétend pas faire de théologie mais seulement donner son témoignage d’écrivain éveillé tardivement à la foi, exprimant ce qu’il ressent -, mais avec une liberté de parole et une originalité qui le situent d’emblée hors catégories établies. Le livre bénéficie en outre d’une préface d’un ami personnel de Benoît XVI, le philosophe Robert Spaemann, dans laquelle ce dernier ne mâche pas non plus ses mots pour mettre en cause la fonctionnarisation d’un clergé engourdi dans « l’informe », l’inertie de la vacuité."

(n° 88, été 2005)

Faits & Documents

"S’il y a un livre à recommander sur l’évolution de la liturgie catholique, c’est le remarquable ouvrage du romancier allemand Martin Mosebach dont l’ouvrage La Liturgie et son ennemie, sous-titré L’hérésie de l’informe, vient d’être traduit aux éditions Hora Decima. Splendide analyse, pleine de finesse et d’intelligence (et d’une grande clarté), placée sous le signe de Carl Schmitt."

(15 juin 2005)

Die Zeit

"Quiconque est éminemment attaché à la question de la forme et de l’institution lira ce livre avec profit."

(2002, n° 52)

Die Tagepost

"Plaidoyer brillant pour la liturgie romaine [...] A l’exception du philosophe Robert Spaemann, aucun laïc allemand n’a jusqu’à maintenant brisé de manière plus éloquente la spirale du silence propre à l’Eglise en matière de liturgie romaine."

(12 février 2003)

Die Junge Freiheit

"C’est l’un de nos écrivains les plus doués, un vrai réconfort dans ces temps misérables. [...] et ce n’est pas seulement le parler de Mosebach qui captive, l’éclat sensuel de la langue, l’élégance décontractée avec laquelle sont rapportées les choses les plus difficiles et les plus savantes. Non, c’est également le thème qui captive, à savoir l’abolition de l’ancienne liturgie, une entreprise qui se dévoile dans la perspective ouverte par Mosebach comme un attentat démoniaque contre la culture et la foi. Même celui qui n’est pas catholique sent les choses de la même façon. C’est ta propre affaire qui est abordée ici, il s’agit de choses importantes."

(6 décembre 2002)

Neue Zürcher Zeitung

"On trouve dans ce livre beaucoup trop d’observations qui ne laissent pas indemne la science liturgique."

(12 mars 2003)

Frankfurter Allgemeine Zeitung

"Et on n’a pas besoin d’être traditionaliste pour retrouver dans le recueil de textes de Martin Mosebach sur la situation de l’Eglise l’expérience que soi-même on a vécue."

(3 décembre 2002)

Jacques Gruber

"Ce texte, né de la plume d’un écrivain reconnu, excellemment traduit de l’allemand, veut encourager Benoît XVI à faire aboutir sa « réforme de la réforme » contre la réforme liturgique de Paul VI [...] qui trahit Vatican II. M.M., qui vit la Liturgie du concile de Trente (à vrai dire, grégorienne, voire immémoriale), et nourrit un ressentiment antiprotestant tout à fait post-tridentin, s’en prend aux initiatives contestables et aux platitudes auxquelles, selon lui, la réforme liturgique a ouvert la voie."

Libre sens, n° 151, janvier 2006.

Présent

Proche du philosophe et professeur Robert Spaemann, défenseur du rite traditionnel et ami du cardinal Ratzinger, le romancier allemand Martin Mosebach nous a donné récemment la synthèse d’un regard original sur la question liturgique dans un petit livre, La Liturgie et son ennemie. Ce regard littéraire d’un amoureux de la beauté tranche avec les considérations plus raisonnées dont nous avons l’habitude. Sous cet angle nouveau, on découvre une défense organique, en quelque sorte, du rite tridentin. Dans les dicussions aujourd’hui largement ouvertes, cette étude sur « l’hérésie de l’informe » est une pièce importante, même si certains choix de l’auteur n’emporteront pas l’adhésion de tous.

(18 février 2006)

Conflits actuels

Les nouvelles et très prometteuses éditions Hora Decima ont permis au lecteur français d’accéder à l’ouvrage d’un grand romancier allemand, authentique succès de librairie en Allemagne et dont le thème qui aurait pu paraître improbable a au contraire fait mouche : la description minutieuse et pensée de la décadence liturgique conséquence des réformes conciliaires et de la faillite pastorale qui s’en est suivie. Aidé par une traduction d’une grande pureté, l’ouvrage présente quelques originalités qui ne sont pas minces et qui en font une pièce unique à verser dans le dossier de plus en plus actuel de la problématique d’une « réforme de la réforme » et/ou d’un retour au sacré par le saint sacrifice.
Loin d’être l’« esthète » qui donnerait prise à la critique facile, Martin Mosebach se révèle au contraire l’auteur qui renouvelle le débat liturgique en le ramenant au cœur de ses enjeux et conséquences pour l’Église et pour chacun d’entre nous.

(n° 16, 2005-2)

Guillaume de Thieulloy

C’est sur ce[t] aspect de la médiation symbolique, de notre exigence de beauté et de sacrements, qu’insiste Martin Mosebach, l’un des plus grands romanciers allemands contemporains. Dans un recueil de textes parus pour défendre et illustrer la foi et la pratique liturgiques des simples fidèles, jamais consultés pour ces réformes dites « pastorales » et néanmoins fort empreintes de cléricalisme, Mosebach s’oppose à ce qu’il appelle joliment « l’hérésie de l’informe ».
Son livre a déclenché une importante controverse dans son pays, qui est aussi le pays d’origine du premier pape liturgiste que nous ayons depuis Vatican II. Souhaitons que cette controverse, qui concerne l’ensemble de l’Église latine, ne se cantonne pas de l’autre côté du Rhin...

(Liberté politique, n. 33, avril-mai 2006)

Lecture et Tradition

"Nous ne connaissons pas d’équivalent, dans la période contemporaine, à cette petite surprise littéraire. Digne de Huysmans, Martin Mosebach, romancier allemand, porte un regard d’artiste, d’esthète sur la liturgie avant et après le concile Vatican II. En de nombreux points, il rejoint les théologiens et les doctrinaires mais en empruntant la voie, malheureusement oubliée, de la sensibilité. Une petite précision : la traduction est excellente."

(Lecture et Tradition, n° 355, sept 2006)

fr. Emmanuel Perrier, o.p.

[...] La littérature sur la crise liturgique est désormais abondante, et souvent redondante, ce qui du reste est le meilleur signe qu’il y a un problème, et un problème objectif. Or ce problème dépasse, nous semble-t-il, l’opposition entre ancien et nouveau rite. Il réside plus fondamentalement dans une difficulté anthropomorphique liée à la situation de la culture occidentale, où le registre de la signification, qui appartient à l’essence de la liturgie, s’est mis à tourner à vide. Si le présent ouvrage peut nous apporter quelques lumières sur ce point, et s’il tranche en cela par rapport à la production habituelle, c’est que l’A. est un romancier, dramaturge et poète, au talent confirmé et reconnu, qui n’écrit pas en théoricien mais en artisan du signe. Qui plus est, son approche n’est pas esthétique, accrochée au signe en lui-même, mais profondément théologique, c’est-à-dire toujours attentive à saisir le rapport d’adéquation entre le signe et le signifié. [...]

(Revue thomiste, octobre-décembre 2006)