Antoine-Adolphe Dupuch, premier évêque d’Alger (1838-1846)


Revue de presse
Jean-Pierre Peroncel Hugoz

Le but du travail de Mme Hardy - qui a bénéficié de sources inédites, car elle appartient à la famille qui donna son premier évêque à l’Algérie française - est ouvertement « édifiant », mais au sens romain du terme : De viris illustribus...On ne s’en plaindra pas car la figure du Bordelais Mgr Dupuch (1800- 1856) fut largement mêlée à la tentative de réimplanter en Afrique du Nord une Chrétienté latine, disparue en ces lieux depuis le Ve siècle. L’intérêt marqué du prélat pour les mahométans, et tout autant son activisme évangélique, irritèrent d’ailleurs certains personnages influents à Paris sous la monarchie de Juillet. Privé de fonds publics, le prélat finit par déposer crosse et mitre après un épiscopat relativement bref (1838-1846). Ses contacts avec l’émir Abdelkader font figure aujourd’hui de préface à un « dialogue islamo-catholique » qui n’a, il est vrai, à ce jour guère encore porté ses fruits...

(La nouvelle revue d’histoire, mars-avril 2007)

Olivier Malentraide

A partir de rien, Mgr Dupuch organisera un vaste diocèse couvrant toute l’Algérie. Il saura se pencher sur le sort des musulmans, ce qui lui vaudra notamment l’amitié d’Abd-el-Kader. Le personnage est passionnant. Le livre un peu moins qui pèche par angélisme et le souci de montrer, au prix de quelques distorsions, qu’un dialogue avec le monde musulman est possible.

(Présent, 10 février 2007)

Bernard de Kerraoul

De multiples péripéties jalonnent la vie mouvementée de Mgr Dupuch, que Mme Hardy, son arrière-petite-nièce, suit avec beaucoup de précision de la naissance à la mort, sans éluder son conflit avec sainte Emilie de Vialar.

(L’Entente catholique de Bretagne, mars-avril 2007)

Georges Laffly

Un hommage bien mérité.

(Rivarol, 9 mars 2007)

Colette Hirtz

Les célibataires ont parfois la chance qu’une petite nièce écrive leur biographie. Celle-ci est loin d’être dépassée. Même s’il y a trop de détails pieux, elle réussit à nous intéresser. On y voit en effet la conquête s’affirmer, avec violence, l’administration hésiter, et l’Eglise, désuète, mais liée encore par le Concordat de 1801, ne pas supporter financièrement les "oeuvres" de cet évêque humble et courageux, soucieux de la vie des musulmans, et capable d’une très longue amitié avec... Abd el Kader.

(Libre sens, n° 162, février 2007)

Yves Chiron

Madeleine Hardy est la petite nièce de Mgr Dupuch qui fut le premier évêque d’Alger à l’époque contemporaine. Le livre qu’elle lui consacre est certes empreint de piété familiale mais il est fondé aussi sur des sources historiques diverses et fidèles [...]Madeleine Hardy ne cache rien des imprudences financières qui conduisirent le trop entreprenant évêque à la démission, en 1846. Elle n’omet pas non plus, à juste titre, de mettre en lumière le conflit qui l’a opposé au gouvernement et à l’administration : les autorités civiles voulaient cantonner l’évêque d’Alger à n’être qu’une sorte d’aumonier général des troupes et des colons français, l’évêque aspirait à une oeuvre de christianisation des populations musulmanes [...] Un livre utile et intéressant.

(La Nef, mars 2007)

Jacques Dhaussy

On peut être reconnaissant à Madeleine Hardy d’avoir fait revivre la figure extraordinaire d’Antoine-Adolphe Dupuch, premier évêque d’Alger [...] Un livre très vivant, très riche ! A lire !

(Una Voce, janvier-février 2007)

Guy Perraudeau

Ceux qui se passionnent pour les personnalités fleurons de notre département apprécieront un ouvrage récent de Madeleine hardy, Antoine-Adolphe Dupuch, premier évêque d’Alger. Ce Girondin a eu une vie surprenante, car les événements l’ont conduit sur des chemins qu’il ne soupçonnait pas [...] Une vie de dévouement, de don de soi, de service que la petite nièce de Mgr Dupuch raconte avec pudeur, vérité et sincérité.

(Courrier français, 5 janvier 2007)

Jean-Marie Gaudeul

Le livre de Madeleine Hardy permet de découvrir qui était l’interlocuteur chrétien d’Abd el-Kader. Le récit de sa vie nous plonge dans une époque qui risque de dépayser : la France s’installe, non sans peine, en Algérie. L’Église qui s’y fonde est une Église dépendante du pouvoir politique, qui vote son budget et tente de brider son action caritative et son organisation naissante. Les initiatives du nouvel évêque, son action auprès des pauvres de la population algérienne, son amitié pour l’émir en révolte susciteront la méfiance et les manœuvres pour lui couper les vivres et l’acculer à la démission. La parution simultanée de ces deux livres [A.-A. Dupuch et Le Livre de l’Émir] permet à un public intéressé par l’histoire de découvrir deux volets complémentaires d’une même aventure que nous risquions d’oublier.

(Études, janvier 2007)

Benoît Mancheron

L’amitié qui unit l’évêque avec l’émir Abd-el-Kader est un démenti cinglant au dialogue interreliogieux tel que conçu par l’Eglise conciliaire [...] L’Eglise romaine ne se limite pas aux seul chrétiens, il [Mgr Dupuch] veut s’ouvrir à l’évangélisation et prodigue aide et sollicitude aux populations. Sa mission lui attire rapidement les récriminations du gouvernement libéral de Louis-Philippe qui souhaite limiter son influence à celle d’aumonier des colons, virus laïciste qui tuera l’oeuvre française en Algérie. L’auteur, petite nièce de Mgr Dupuch, utuilise ici des archives et des documents inédits, pour réaliser un ouvrage de référence.

(Fideliter, janvier-février 2007)

Catholica

Livre de souvenirs personnels rédigés par la petite-nièce du prélat, qui vient compléter l’ouvrage désormais bien introuvable de Jules Tournier, La Conquête religieuse de l’Algérie 1830-1845, publié au moment du Centenaire. C’est l’histoire d’une évangélisation entravée par la politique hostile de Louis-Philippe, face à laquelle certaines imprudences financières de Mgr Dupuch et son caractère entier le firent évincer au profit d’un clergé moins audacieux. C’est bien dommage, dans la mesure où cet homme avait instinctivement compris que les cœurs ne se conquièrent pas par le mépris mais par le respect, des autres et de soi-même.

(Catholica, hiver 2006-07)

François Franc

Cet Antoine-Adolphe Dupuch se lit souvent comme un roman, tant la vie de cet ecclésiastique bordelais, d’un exubérante charité, mais mieux doué peut-être pour la parole que pour l’organisation fut semée de péripéties. Un beau portrait, qu’aucun algérianiste ne voudra manquer.

(Présent, 9 décembre 2006)

François Foucart

Voilà une aventure inouïe, racontée dans un excellent ouvrage.

(L’Homme nouveau, n° 1384, 9 décembre 2006)

Jean-Luc Maxence

Livre passionnant, documenté qui décrit la lutte catholicité-laïcité, encore actuelle.

(Monde et Vie, n. 770, 4 novembre 2006)

Daniel Hamiche

Que serait aujourd’hui l’Algérie si les choses s’y étaient déroulées autrement qu’elles le firent sitôt la conquête ? L’ouvrage de Madeleine Hardy, petite-nièce de l’archevêque Dupuch, nous offre suffisamment de pistes pour l’imaginer.

(L’Indépendance, novembre 2006)

Lecture et tradition

Un ouvrage passionnant qui vous fera découvrir et la personnalité de Mgr Dupuch et l’Algérie. On suivra avec un vif intérêt les premiers pas évangélisateurs sur cette terre pauvre. Le premier évêque n’a pas ménagé sa peine pour annoncer à sa population la Bonne Nouvelle et pour lui apporter les secours humains dont elle avait besoin ; et on ne peut pas dire qu’il ait reçu pour cela une aide importante des officiels. On a l’impression d’une véritable conspiration contre son œuvre : tout a été fait pour le pousser à l’endettement et à la misère. Il est bon de ne pas laisser cet apôtre dans le gouffre de l’indifférence.

(Lecture et Tradition, février 2006)